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(Ready) Player One – Ernest Cline

Entre deux nouvelles de ma plume, j’ai envie de partager avec vous quelques unes de mes lectures. Sans me prétendre critique littéraire professionnel, loin de là, mais simplement écrire sur ces livres qui m’alimentent et m’inspirent, qui me font rêver et grâce auxquels j’apprends le métier d’auteur.

Comme le dit si bien le maître King, « Si vous voulez devenir écrivain, il y a deux choses que vous devez faire : lire beaucoup et beaucoup écrire. »
Vous aurez donc, de temps à autre, un petit article sur un livre de ma bibliothèque, lecture passée ou tout juste terminée, avec l’avis du lecteur, et ce que j’en retiens en tant qu’’apprenti auteur.
Ceci est un avis purement personnel.

J’ai acheté le livre bien après avoir vu le film au cinéma. Si vous me connaissez un peu, vous savez peut-être que je suis un grand geek (informatique, jeu vidéo, cinéma …). Quand j’ai vu l’annonce de ce film fait par l’un des plus geek des hommes, j’ai nommé Stephen King, je n’ai pas hésité un instant pour aller le voir sur grand écran à sa sortie. Puis j’ai acheté le livre afin de découvrir l’œuvre originale. Et quelle surprise !

L’histoire

Je ne vais pas vous divulgâcher (spoiler en bon “franglais”) des éléments de l’histoire au risque de m’attirer les foudres de ceux qui n’auraient pas encore lu le livre (ou vu le film). Même si pour ce dernier, deux après la sortie on pourrait se dire qu’il y a prescription !

Toujours est-il que, si le film est fidèle au livre dans ses personnage et sa trame narrative (à quelques exceptions près), les références sont parfois différentes. Le film semble avoir opté pour des références bien plus récentes. En effet, Ernest Cline pioche dans les références de culture pop des années 70 à 90, là ou Spielberg, épaulé par l’auteur originel, s’inspire de créations plus récentes. (Je reviendrais sur ce point plus tard.)

J’imagine que le but est de trouver écho auprès du plus grand nombre de spectateurs mais aussi de capter les plus jeunes qui n’ont sans doute pas les mêmes références que le quadra que je suis.

2045. La réalité est devenue insoutenable. Les rares moments pendant lesquels Wade Watts se sent vraiment exister sont ceux où il est connecté à l’OASIS, un vaste monde virtuel dans lequel la majeure partie de l’humanité passe son temps. Quand l’excentrique créateur de l’OASIS meurt, il laisse derrière lui une suite d’énigmes complexes inspirées par son obsession pour la pop culture des décennies passées.
Le premier à les résoudre deviendra l’héritier de son immense fortune et, surtout, contrôlera l’OASIS. Et Wade résout la première énigme. Il est soudain assiégé de rivaux qui tueraient pour accéder au trésor. La course est lancée. Une seule façon d’y survivre : la gagner.

Résumé officiel
Des avis très positifs pour le film !

Film Vs Livre

Le film “Ready Player One” est donc une adaptation du livre “Player One” par Stephen Spielberg et Ernest Cline. Notez l’ajout de “Ready” dans le titre du film. Je dois avouer que les deux m’ont plu. Les deux se complètent même. Le film est à mon sens une sorte de mise à jour du roman en termes d’époque. Il faut dire qu’une décennie fait toute la différence dans le monde de la pop culture. Les marques sont rapidement chassées par de nouvelles, les technologies évoluent à une vitesse fulgurante et les idoles déchues sont oubliées et remplacées pour que le “star-system” soit toujours attrayant.

Ainsi, dans le film on croisera des dizaines de références (tout comme dans le livre) telles que Sonic le hérisson, Akira, Les Tortues Ninja, King Kong, la célèbre Delorean de Retour vers le futur jusqu’au personnage Tracer du jeu Overwatch, Master Chief de Halo et Minecraft pour les licences les plus récentes, et j’en passe énormément … la version cinématographique fera néanmoins l’impasse sur Ghostbusters (hormis la plaque minéralogique), Blade Runner, Ultraman ou encore le jeu de plateau type dongeons et dragons, Tomb of Horrors.

Mon avis de lecteur

Nos héros se retrouvent donc à devoir résoudre les différentes énigmes laissées par Anorak, l’avatar du créateur disparu de ce monde virtuel, l’OASIS.

C’est une aventure palpitante et sans temps mort qui s’offre à nous. Les scènes s’enchainent et pour tout geek qui se respecte, on se surprend à sourire à la moindre référence qui touche un souvenir, ou à grimacer pour celle qui nous est inconnu, en particulier les produits commercialisés outre atlantique (chose que je n’ai pas ressenti avec le film qui se veut plus universel).

L’écriture est simple mais propre et efficace. La traduction respectueuse de l’original. Je n’ai pas ressenti de longueur, et c’est un livre qui se lit vite.

Les personnages sont tous crédibles, avec une bonne dose d’humour, sans que l’amour soit trop pesant (bah oui il y en a forcément un peu !).

En bref, c’est un hommage à la pop culture et en tant que geek, je ne pouvais qu’apprécier cette aventure qui parle avant tout au petit enfant que j’étais dans les années 80.

Ce que j’ai appris en tant qu’auteur

Le style d’écriture est accessible sans être trop simpliste, ce que j’aime. Mais j’ai encore du mal avec les histoires racontées à la première personne employant le présent et le passé composé. Je suis plus à l’aise, dans l’écriture tout du moins, avec le classique, mais efficace, couple passé-composé et imparfait avec un regard à la troisième personne. Peut-être que je changerais d’avis un jour !

Les descriptions sont efficaces sans être trop longues. Ça tombe bien, je ne supporte pas les descriptions qui trainent sur plusieurs pages et qui n’apportent rien à l’histoire. Et c’est ce que je retiens dans ce livre, un équilibre description, dialogues, action qui nous tiens du début à la fin de l’histoire, avec une véritable conclusion qui ne laisse pas de doute sur le fait que l’aventure ne continuera pas aura une suite (MAJ du 11 Juillet 2020) Ernest Cline annonce travailler sur la suite du roman depuis pas mal de temps. Cette “seconde partie” devrait sortir dans librairies américaines cette fin d’année.

Pour compléter l’article je vous invite à regarder les 50 références listées par le site Allociné

Ready Player One est ma première chronique. Si vous aimez ce format, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire et à partager !

Illustration : Première de couverture du livre au éditions Michel LAFON

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